Un peu avant Noël, dans un épisode dont je me souviens peu, nous avions laissé Blair et Chuck à l’hôpital, Blair encore vivante, Chuck un peu déjà mort, suite à un accident de voiture ( Oui encore je sais, vous aussi vous vous souvenez de la fois où on a tous passé un mauvais Noël parce qu’on a cru que Serena était morte).
Du début de l’épisode, je ne me souviens que de peu de choses, si ce n’est que Chuck et Blair finissaient par être enfermés ensemble dans la mystérieuse pièce secrète qui se trouve au milieu des soirées (j’en ai déjà parlé, c’est cet endroit qui se trouve derrière une porte qui donne directement sur une soirée, où généralement Blair et Chuck vont se cacher)(pour faire du sexe mais pas toujours).
Je ne sais plus ce qui les avait amenés là, Charlie/Ivy la méchante./gentille cousine, ou Nate, ou les deux, je ne sais plus si Serena et Dan étaient impliqués dans l’affaire, peu importe.
Les seuls points à retenir étaient donc qu’après s’être jurés un amour éternel, Chuck et Blair s’enfuyaient en voiture, suivi de près par Nate qui allait je ne sais pas où (sûrement des responsabilités importantes dans le monde du journalisme, un nouveau Watergate à couvrir, peut-être), suivi de près par des paparazzis, et là, allô Princesse Diana, Chuck et Blair ont eu un accident de voiture, pompier, ambulance, hôpital, famille en pleurs.
Charly/Ivy la méchante/gentille cousine en profitait pour s’en aller, parce qu’elle était peut-être impliquée dans l’affaire (je me souviens plus), et le reste du « gang » jurait la fin de Gossip Girl.
Bref.
Nous voici donc face à l’épisode le plus étrange de Gossip Girl (et je le sais parce que je les ai tous vus).
Au début, j’ai cru qu’ils faisaient un flash-back de film, comme ils font des fois, mais non.
Louis le prince inexpressif et monégasque se promène seul de nuit dans les docks déserts sous la pluie (oui tout ça), et il tombe sur la seule âme humaine capable de se trouver dans un endroit pareil en de telles circonstances, c’est à dire Chuck (l’inexpressif lui aussi)(le type d’homme de Blair, quoi). WHAT A COINCIDENCE.
Accessoirement donc, Chuck n’est pas mort (mais on sait que c’est un warrior depuis qu’il n’est pas mort suite à son aggression en Bulgarie) et ne porte bien entendu aucune séquelle physique de sa mésaventure (au moins la dernière fois ils lui avaient donné une canne pour faire genre je suis blessé)
A ce moment-là, je crois encore qu’il s’agit d’une parodie de film, je cherche lequel, je ne vois toujours pas.
Alors normalement ces deux-là, ils devraient se détester, mais en fait non, ils font cause commune (et ils partagent un parapluie) parce que Blair leur cache un truc, et ils sont bien sûr convaincus qu’elle les trompe avec quelqu’un d’autre (la confiance règne).
A ce moment-là, j’ai fini par comprendre ce qui n’allait pas dans cet épisode. Il n’y a pas la voix off de Gossip Girl. Et bien croyez- moi ça fait toute la différence.(Du coup j’ai aussi réalisé que ce n’était pas la parodie d’un film, et je me suis dit que la mise en scène était particulièrement gratinée, ce qui s’est confirmé par la suite).
Mais Chuck l’inexpressif, donc, on la lui fait pas, il soupçonne immédiatement Blair de les tromper avec Dan, il va faire le malin chez Dan, et devinez quoi ? C’est là que Blair était cachée. OH LA LA.
Pendant ce temps-là, on apprend que Serena 1/ a changé de coupe de cheveux (c’est subtil, mais si), 2/ est finalement devenue Garance Doré et que son blog est le plus lu de tout New-York, et aussi qu’elle reçoit tous les messages que recevait feu Gossip Girl (car elle a disparu des internets comme le streaming et donc c’est pour ça qu’elle ne parle plus) (c’est triste) (surtout le streaming).
Dan, qui est plus ou moins sensé surveiller Blair car Chuck l’a menacé de sa voix plate et monocorde comme fait Kalinda quand elle veut obtenir quelque chose d’un témoin, emmène Blair acheter sa robe de marié chez Vera Wang (allo les marques ? C’est pour un placement), mais on sent bien que Blair est déprimée, car elle a perdu son bébé (ce qui est une bonne raison d’être déprimée, en soi). Sauf que Chuck, qui a senti le double jeu de Dan, les suit jusqu’à une mystérieuse grille en fer qui les mène dans un endroit secret, et bam, il ne lui en faut pas plus pour imaginer le pire. Et le faire partager au prince inexpressif bien sûr ( ils sont dans un ménage à trois, je pense).
Bon, pendant ce temps-là Nate reçoit des messages bizarres qui lui disent d’enquêter sur l’accident de voiture (car il est maintenant hyper professionnel avec grands bureaux sans papiers dessus et un écran d’ordinateur immense), et Lily et Rufus baby cherchent Ivy/Charly la méchante/gentille cousine.
Bref (oui je sais c’est un peu long, mais l’épisode aussi que voulez-vous) (dans l’épisode au moins, on avait les effets bizarres de caméra pour se distraire, comme le prince inexpressif en énorme avant-plan pendant que Chuck arrive par derrière, c’était rigolo) (moi ça me fait rire)
Donc, on en arrive à la soirée de clôture (où les gens disent bien sûr qu’ils ne veulent pas trop y aller et puis y vont contre mauvaise fortune bon coeur comme on dit), et là, on découvre le secret de Blair (elle le raconte à Serena).
Figurez-vous que Blair a rencontré Dieu.
Si, comme je vous le dit.
Pour ne rien vous cacher, depuis Game of Thrones, je m’attends un peu à tout en matière de retournement de situation, mais celle-là je l’avais pas vu venir.
Et donc dans cette ambiance toute en niveau de gris comme nous en voyons (trop) depuis l’invention de la caméra numérique, un flash-back mémorable nous décrit le passage de Blair à l’hôpital, les prières pour sauver Chuck, et l’infirmière qui telle un ange vient lui dire que Chuck veut la voir (mais quand elle y va immédiatement, Chuck est encore dans les vaps, mais bon, on va pas non plus chipoter sur la cohérence dans Gossip Girl).
Et ensuite on comprends que Dan l’accompagne et la couvre dans ses visites à l’église car c’est son meilleur ami qui seul la comprend.
Voilà, suite à ça il y a une scène blah blah blah confrontation de Dan par le gang des inexpressifs, mais Serena qui intervient pour sauver sa cops blah blah blah Blair qui va trouver Chuck qui boit de l’alcool dans son appart de nuit pour lui dire qu’elle l’aime mais que c’est pas possible pour environ la millième fois depuis la rentrée (et l’année d’avant aussi) blah blah blah des plans lourds en contre-plongée avec des cathédrales en arrière-plan blah blah.
La seule vraie bonne nouvelle, c’est que j’ai percé à jour le secret des chapeaux moches de Blair (je n’en ai pas parlé mais il y en a aussi) : c’est pour remplacer les serres-têtes. C’est bête comme chou quand on y pense.
Ah oui et aussi, je pense que je vais employer le mot « gang » plus souvent en parlant de Gossip Girl.
PS: il semblerait qu’on LT samedi soir, je n’ai pas encore d’heure fixée.
Pendant les vacances, j’ai regardé “La Boum 1“, “La Boum 2“, et le documentaire sur le DVD bonus du coffret (et aussi Twilight 1, 2 et la moitié du 3) (j’ai une nièce pré-adolescente).
Ca me fait bizarre de revoir des films sur les ados maintenant, alors que j’ai désormais plus l’âge des parents que de Vic elle-même. (Je me suis déjà fait la réflexion quand j’ai vu LOL le mois dernier, et j’ai aussi pratiquement l’âge de Papa Stark [spoiler alert] quand il se fait décapiter)
Je me souviens, quand j’ai vu la Boum pour la première fois, l’histoire des parents de Vic ne m’intéressait pas trop. (en plus mes parents forment toujours un couple uni, alors je ne voyais pas bien le point j’imagine). J’avais pensé un peu la même chose en regardant Angela 15 ans : les parents, c’est pour remplir un peu la série.
Ce que je ne voyais pas, c’est que les parents (et les mères dans le cas qui nous occupent) sont tout de même sacrément cools.
Fuck yeah la maman dessinatrice qui bosse pour VSD et sur qui repose la mission de la couverture !
Fuck yeah la maman qui fout son mari dehors, se tape Bernard Giraudeau (<3) et s’arrange pour avoir son mari qui vient se traîner à ses pieds !
Fuck yeah la maman qui gagne un prix à Angoulême et dirige un long-métrage d’animation !
La même qui dit à son mari de se débrouiller s’il veut partir à Lyon, qu’elle elle reste à Paris et puis c’est tout !
La maman enfin qui parle de sexualité à Vic avec tact et délicatesse comme on aurait toutes aimées que nos mères nous parlent !
Fuck yeah Françoise Beretton, quoi !
(En plus Brigitte Fossey est vraiment très belle)
Par contre, j’aimerai bien savoir si Winnie Holzman (l’auteur de My so called life NDLT) a vu la Boum. Je me souviens avoir lu quelque part que My so called life aurait été le premier show à parler autant de sparents que des adolescents. Nous savons désormais que c’est faux ( en tout cas au cinéma).
Fuck yeak les années 80, les K-Way noirs, et les villes en bétons, qui n’étaient pas encore l’ennemi !
- Lire les internets que j’ai pas lu pendant une semaine et découvrir de nouveaux territoires
- Finir A clash of Kings malgré toutes les déceptions qu’il contient
- Faire ses crénoms de playlist sur 8tracks
- Penser à aller me prendre les baggles pour le repas du 1er janvier (quand j’étais minaude, c’était un gros repas le 1er à midi, depuis que je vis seule, ce sont des journées pyjama).
J’en ai déjà parlé, je suis une fille routinière. Et une fois que la routine est installée, j’ai du mal à changer (je reviendrais un jour sur les racines de ce mal).
Il y a environ six ans, j’ai trouvé une paire de lunettes qui me va bien. Et comme je suis routinière (et que ma vue n’évolue plus depuis mes 18 ans), je n’avais pas vraiment envisagé d’en changer.
SAUF QUE ma méchante mutuelle ayant estimé de bon ton d’augmenter ses tarifs d’environ 30% l’année dernière, et que j’avais laissé passer le délai pour la résilier (j’étais en Angleterre), je me suis dit que j’allais en profiter cette année histoire de ne pas payer pour rien (je suis proche de mes sous).
Je viens donc de me faire poser une couronne, et en ce 19 décembre, je me pose la question de la lunette (c’est le dernier délai pour la mutuelle) (organisation, mon amie).
On avait fait des essais, et on était tombé d’accord que ma paire actuelle étant ce qu’il y a de mieux pour moi, la nouvelle paire allait lui ressembler (plutôt rectangulaire, pas trop épaisse, dans les marrons écaille).
SAUF QUE.
J’ai eu une épiphanie lunettière.
En essayant un peu toutes les paires qui passait à ma portée, je me suis dit que j’en avais ma claque des lunettes. Que ma paire actuelle étant toujours parfaitement à ma vue (même trop, figurez vous que je suis trop corrigée à l’heure actuelle), je ne vois pas bien l’intérêt d’avoir une deuxième paire similaire. Qu’enfin à bas les montures de hipsters, ca n’est pas mont ruc d’être à la mode de toute manière.
Oui ça change.
Là sur la photo ça fait pas joli.
Mais quand je les ai, on me voit. Moi.
Pas moi avec des lunettes.
Alors d’accord, on m’a déjà expliqué le truc avec les filles à lunettes, le côté hyper sexy quand elle les enlève (c’est parait-il hyper intime parce les autres ne vous voient pas comme ça) (je résume)(d’ailleurs tous les mecs qui m’ont draguée m’ont toujours demandé à un moment ou à un autre si je pouvais enlever mes lunettes pour voir comment je suis sans) (tous sauf un, c’est ce qui a fait la différence entre lui et tous les autres).
Ca n’arrivera peut-être plus avec ce genre de paire. Et on s’en fiche pas mal (trouvez des techniques innovantes les mecs, merde)
Put on the bus un personnage dans une série télévisée, c’est le faire disparaître de manière facile et rapide, de manière à ce que celui-ci puisse revenir facilement, si le besoin de l’intrigue s’en fait sentir. En général, c’est parce que le personnage n’est plus nécessaire pour faire avancer la série (souvent le cas de personnages secondaires), ou alors quand un acteur veut quitter /est éjecté de la série. Quand les personnages ne reviennent pas, alors qu’ils le pourraient, on dit qu’ils font A long bus trip.
Des cas typiques de Long bus trip, ce sont par exemple Lucy, de Hartley Coeurs à Vifs, qui part « six mois en Erasmus au Japon », après avoir bien pris soin de rompre avec Steve, car « c’est important pour elle qui veut devenir traductrice », et qui ne revient jamais. Pendant ce temps-là, Steve peut se remettre en toute bonne conscience avec Dany, ce qui tombait bien puisque le public n’attendait que ça.
Un autre exemple de personnage on a long bus trip (contre son gré), c’est bien sûr Brenda, virée de Beverly Hills parce que Shannen Doherty est trop chiante. On continue sporadiquement d’avoir de ses nouvelles tout au long de la série, mais aucune chance pour elle de revenir (je crois que c’est ce qu’on appelle A bus to Hell).
Plus proche de nous, durant la saison 2 de The Good Wife, la petite amie amie de Will Gardner est magnifiquement put on the bus (dans son cas, pour couvrir les JO de Londres un an en avance), justement au moment précis où Alicia se retrouve de nouveau disponible pour Will. La petite amie gêne, on l’évacue, on ne sais pas bien ce qu’il en est de sa relation avec Will, mais elle pourra toujours revenir à un moment ou à un autre (encore que les scénaristes aient préféré introduire une autre ex petite amie de Will dans la saison 3).
Jenny, Vanessa et Eric ont été Put on a bus dans Gossip Girl.
Bref, les exemples de ce trope (et ses différents sub-tropes) ne manquent pas.
Maintenant, penchons-nous sur How I met your mother, une série dont je n’ai pas toujours dit du bien par ailleurs.
Au début de la saison en cours, les scénaristes, qui avaient Put on the bus il y a bien longtemps Victoria, une des anciennes petites amies de Ted (souvenez-vous, son bus l’emmenait en Allemagne), ont décidé que The Bus came back.
Pour elle, ce fut l’occasion de tester son amour pour son futur mari en embrassant Ted une dernière fois. L’espace d’un instant, nous nous sommes retrouvés dans sa fiction à elle, où Ted n’était plus que son Romantic False Lead (trope dit du Test Kiss), et c’était assez bien vu de la part des scénaristes.
Pour Ted, ce fut l’occasion de s’entendre dire que c’était un handicap dans ses relations amoureuses de continuer à traîner un peu trop avec son ex. Une phrase pleine de sagesse si vous voulez mon avis.
Ensuite, Ted a littéralementPut on a Bus Victoria. Pour les Hamptons.
Disons que j’écrive une fan fic.
Dans cette fan fic, Robin, aurait discuté avec Lily, Marshall et Barney au McLaren. Ils se seraient dit que Victoria, elle était quand même sympa, et que c’est dommage de ne plus la voir. Laissez de côté le mariage et les Hamptons, disons que Victoria se balade toujours en liberté dans Mahattan. Alors, Robin aurait envoyé un email à Victoria en lui disant que bon, même si elle était plus avec Ted, ce serait quand même sympa de rester amis avec les autres membres du groupe, d’aller se boire un verre ou faire un concert ensemble à l’occasion.
Qu’est-ce que Victoria répondrait, à votre avis ?
Rien, parce qu’à New York, ou dans les séries télévisés, il y a des milliards de bars, de salles de concerts ou d’endroits où il est possible de traîner sans retomber sur son ex ou ses amis. Car là-bas, les exs, une fois leur intrigue terminée, sont put on a bus.
Et qu’à la place de Victoria, je ne vois vraiment pas ce que je peux répondre à Robin. Mais que je vais le faire quand même, parce que c’est la vraie vie.
PS : sous la pression populaire, je me vois contrainte de lever certains articles privés ci-dessous, alors allez voir si ça vous dit.
Je suis plutôt une dure à cuire, genre insensible et sans pleurs, mais la mariée était tellement belle quand elle est entrée toute seule dans l’église, que je n’ai pu m’empêcher d’écraser une petite larme.