A part ça, ma nièce est adolescente et c’est pas toujours marrant, et mon neveu lit Tintin « Pour s’entraîner pour l’école » et me récite tous les dinosaures qu’il connait (avec leurs caractéristiques et leur régime alimentaire, et aussi s’ils sont de la même famille ou pas) et ça dure des heures. Je pense le surnommer bientôt « Ross Geller ».
Bisous.
Ah oui, et aussi, je suis allée au meilleur vide-grenier depuis au moins, pfffou, 3 ans à vue de nez, j’y ai rencontré des gens avec des goûts musicaux exquis et un grenier trop plein, à qui je n’ai malheureusement pas acheté assez de disques, et j’y ai également acquis une patère années 70s/design industriel (?) et un bac à glaçons en forme de pomme, mais cassée, ceci uniquement pour pouvoir dire à Paris “Oui, mais j’ai eu le lot pour 10 euros, c’est rien du tout par rapport aux pris parisiens”.
Et aussi pour pouvoir suspendre mes manteaux dans l’entrée.
J’avais mentalement préparé un top 5 des trucs les plus dégueulasses vus dans le métro (composés essentiellement de gens mangeant des choses, comme des raviolis vapeurs froids et flasques, ou des graines de tournesols – en recrachant ensuite soigneusement les débris dans un mouchoir en papier).
Mais cet après-midi, j’étais assise à côté d’une fille qui a soudain perdu la boule maintenant en place son piercing de la langue. Elle a donc retiré ce qu’il restait dudit piercing, puis l’a finalement remis (sans la boule manquante, donc). Comme je partais, elle avait entrepris de retirer une de ces boucles d’oreilles pour remplacer, me semble-t-il, la partie manquante de son piercing. Je tremble de savoir ce qu’il se serait passé si elle avait retrouvé la boule égarée dans le wagon.
Dans ces conditions, il est inutile que je m’étale sur les cinq items de la liste que je vous avais préparé.
Que la RATP décide d’occuper les voyageurs sur le quai en proposant des petits jeux sur les murs, moi je veux bien.
Un quizz pour faire deviner les noms des stations, avec trois niveaux de difficultés, trois indices à chaque fois, sur le papier, c’est plutôt une bonne idée.
Mais faire deviner Voltaire à la station Voltaire, est-ce que ça a vraiment un intérêt ?
C’est marrant, j’écris un post sur Cameron Crowe et Sex and the city, et un an après je le linke dans un article qui parle de Cameron Crowe et de Carrie Bradshaw.
Comme quoi, les choses n’ont pas beaucoup bougées finalement.
J’ai bien aimé, évidemment tout se finit bien pour tout le monde, les déviants ne sont même pas punis (c’est un film de Cameron Crowe, souvenez-vous, j’en ai vu un autre l’année dernière). J’ai trouvé Kate Hudson très mignonne (même si je crois qu’elle a pas fait grand-chose d’autre depuis).
Je me suis aussi dit que c’était agréable de voir un film des années 2000 sur les années 70.
Dans les années 2000, quand on faisait un film sur une période donnée, on ne ressentait pas le besoin de vous assommer à coup de gadgets culturo-pop iconiques, comme on nous assomme aujourd’hui à coup de Rubicks cube quand on fait un film sur les années 80. (ou une série, yes, I am looking at you The Carrie diaries).
En dehors de ça, j’aime bien The Carrie Diaries. Carrie n’a absolument rien à voir avec la Carrie de Sex and the City, elle s’habille avec top péplums et des colliers-col (mais si vous voyez que je veux dire), si bien qu’au final, cette adolescente sera totalement connotée années 2010 dans 20 ans.
En terme de série qui se déroule dans les années 80, je resterai toujours nostalgique du spin-off de Gossip Girl centré sur Lyly.
A ce sujet, le dernier épisode de Gossip Girl est chez @lechatsansqueue, qui aura l’obligeance de se manifester dans les commentaires car je n’ai pas l’URL sous la main, là.
En dehors de ça, ça va.
Je ne sais pas si c’était le boulot, l’hiver, le manque de lumière ou les carences alimentaires, mais l’hiver n’a pas été facile facile.
Voilà, je vous laisse avec une photo de Goldie Hawn et Chevy Chase.
J’avais dit que je le ferais,souvenez-vous, c’était sur la liste entre la Cinémathèque Française (où je suis pas encore allée mais j’ai vu Max von Sydow depuis) et aller bruncher au centre culturel suédois (que j’ai pas encore fait mais il faut que j’y pense).
Donc, je suis allée m’inscrire à un cours de gym suédoise. J’ai pris un abonnement toutes options, ne badinons pas, je me connais sinon je n’y retournerai pas. Ca me tardait un peu de refaire de la gym suédoise parce qu’en Suède j’adorais ça, et même les avertissements de la Biscotte ne m’ont pas arrêtée.
- Il doit exister quelque part une charte de la gym suédoise qui dit que le cours du mercredi, 20h, c’est le cours de gym intensif. Yep, douze après, same player shoot again, je me suis à nouveau retrouvée au niveau le plus dur pour ma première séance.
- Le cours intensif en France <<< Le cours intensif en Suède. OK, peut-être que le fait de connaître certains mouvements m’a un peu aidé (en même temps c’était il y a douze ans, quoi), mais j’arrivais quand même à bien suivre (sauf en ce qui concerne les abdos et les pompes, puisque j’ai des muscles inexistants). Je pense que la prochaine fois, j’irais quand même aux cours normaux.
- Par contre, et c’est très appréciable, je n’ai pas ressenti du tout la même ambiance qu’au cours de danse que j’avais essayé à Bordeaux (je crois que j’avais évoqué ce passage rapidement dans un post en 2010). Les mouvements sont assez simples à comprendre, les suites de mouvements sont brèves, on retient facilement, pas du tout ce sentiment d’être larguée, ni de sentir la prof jeter un regard noir quand on arrive pas à suivre, ni finir par une inattention dédaigneuse. Ca reste toujours bon enfant, et c’est très agréable.
- Au niveau des mouvements, il me semble quand même que c’était un peu différent, je me souviens là-bas qu’on avait des stång (des bâtons) d’au moins 5 kilos, qu’on utilisait pour tous les exercices, je ne saurais pas dire, mais il me semble que ça faisait un poil moins aérobic. Encore que là ça ne fasse pas vraiment aérobic non plus.
- D’où le commentaire des filles qui m’ont accueillies, et qui se plaignaient de l’absence de mecs. En Suède, on était pas loin du moitié/moitié, je pense.
- Gros manque du sauna en suivant le cours de sport, hein, mais il faut arrêter, c’est pas en France qu’on verrait ça.
- Gros manque également de ma copine Susan , ma partner in crime à Gerdahallen à l’époque. (J’avais oublié qu’on disait Gympa pour la gym, là-bas).
- Et enfin, musicalement il faut toujours aimer l’Eurodance pour vraiment apprécier le fond musical, et malgré le passage abdos sur la BO de Drive (visualiser Ryan Gosling peut être un moyen de motivation pour parfaire mon corps de déesse), je dirais malgré tout qu’il avait un gros gros gros manque d’E-type.
Vous ne le savez sans doute pas, mais j’en ai éliminé des white russians là-dessus ( car je n’étais pas encore bières, alors je buvais beaucoup de cocktails à l’époque) (va te rhabiller Britney avec tes clips d’hôtesse de l’air)
Voilà, ce post était sponsorisé par mon accès de nostalgie de la Suède.
PS: Dans le cadre de mon boulot, j’ai été amené à visualiser une photo de Gontran Machin, dans la boulangerie de qui j’ai été au printemps dernier, et bien, oui oui, c’est bien lui qui m’a servi mon pain ce jour-là. Je deviens vraiment plus parisienne que les parisiennes.
(ce qui ne veut pas dire que j’ai emménagé de l’autre côté, loin s’en faut).
Lundi 20 février
Lundi, il y a presque deux semaines maintenant, j’ai vu deux des trois médecins formidables. Le premier c’est mon généraliste. Comme d’habitude, il a remonté la liste de mes bobos passés en me demandant si ça allait bien, et puis (comme à chaque fois où il arrive à la ligne qui dit que j’ai fait un peu de dépression à une époque), il m’a regardé droit dans les yeux, pris une intonation profonde et il m’a dit : « et sinon, vous, ça va ? ». Je lui ai dit que ça allait, merci, et que je partais à Paris. Il m’a dit que c’était un beau projet.
Le deuxième médecin formidable (mon néphrologue), cinquante minutes et un hôpital plus loin, m’a dit à peu près la même chose. Dans son dossier, comme dans celui de mon généraliste, il sera noté que j’avais 13,7 de tension le 20 février 2012.
Après, j’ai poursuivi mon chemin vers la fac, j’ai traversé une dernière fois les vignes du Haut-Brion à vélo, il faisait un temps admirable (il a fait un temps admirable tous mes derniers jours bordelais). Je suis allée au beau bâtiment de la fac (quasiment un an jour pour jour après ma première fois) pour récupérer le papier qui disait que je m’en allais. Il n’y avait pas la musique de la boum, cette fois-ci, j’ai trouvé ça un peu triste.
(Le lendemain, j’ai enfin commencé mes cartons et mes premiers meubles ont commencé à partir, ça a été le début de la fin et aussi le début de la grande planification « avant /après ». Cette semaine-là a passé comme sur un nuage (sur un nuage sans eau chaude, par contre), mais tout ce qui devait partir est parti, tout ce qui devait venir est venu, car comme je me le dis souvent, ca va se faire. Même si c’est pas comme on aurait voulu, prévu, ça se fait. Et ça passe.)
Mardi 29 février
Bizarrement, je n’ai pas versé une larme quand j’ai quitté Bordeaux. Il faisait beau, la compagnie était bonne, c’était comme si on partait en vacances, comme avant. A deux heures de chez mes parents, quelque part en Beauce, le soleil a disparu et dix minutes après on a mis les phares. Paris ça pue.
On a traversé la banlieue triste le long de la N10, on est arrivé plus tard que prévu, on a vidé le camion, Paris ça pue encore plus.
Mes jambes en avaient profité pour déclarer leur amour pour la mère patrie : le bleu des ecchymoses et des veines, le blanc des mollets qui ont doublé de volume, le rouge des extrémités gonflés. Deux jours après, elles n’avaient toujours pas récupéré une taille normale. Paris se paie.
Les larmes sont venues le lendemain matin, quand, avec Dirk, on a rendu le camion. On parlait des bureaux en algéco, pas très sympas sous le temps gris et en bord de nationale, on a comparé avec ceux de Mérignac, en dur au moins. J’ai revu la matinée ensoleillée de la veille, la lumière, le père de Dirk qui nous a déposé et m’a souhaité bonne chance dans ma nouvelle vie. J’ai réalisé que ce camion était la dernière chose concrète qui me rattachait à Bordeaux, et qu’on venait juste de basculer dans « l’après », celui où tout m’attendait et pour lequel je n’avais encore rien organisé. Je me suis trouvée bête à pleurer là sur ce trottoir.
Dimanche 4 mars.
Faut pas croire que ça ne va pas, hein.
Ca va très bien.
J’ai déjà vu et rencontré plein de gens depuis que je suis arrivée. Et encore, j’ai pas revu les gens « de la vraie vie ».
Hier, j’ai raté ma sortie dans le métro (et quand je dis sortie, je ne dis pas station), j’ai donc raté ma sortie car j’étais trop occupée à regarder les affiches des prochains spectacles dans le métro. J’ai envie de tout faire, un peu comme j’avais envie de tout faire à une époque à Bordeaux.
Mon frère, que j’ai rejoint après, m’a dit « Ca passe ». C’est sûrement vrai. Mais quand même. (note pour plus tard : retenir que si en terme de débit, mon frère et moi avons une descente à peu près similaire, il pèse un certain nombre de kilos de plus que moi, et que la tête va donc me tourner bien plus vite qu’à lui. hem).
Voilà, la dernière chose qui me reste à faire c’est de rappeler mon autre frère en pleurnichant un peu, parce qu’hier j’ai été trop bête pour lui dire que je voulais venir chez lui. Plus simple. Moins seule. Mieux. Mais très improvisé. Tant pis.
C’est assez pratique d’avoir un blog, parce que quand on ne se souvient plus de ce qu’on a fait l’année d’avant, on peut toujours aller relire ses archives.
J’ai un trou noir sur mon automne de l’année dernière. Je sais que je détestais mon boulot (je n’en parle jamais ici, mais maintenant que c’est fini je peux le dire, non?) et que je comptais les jours avant de le quitter, mais comme je travaillais à mi-temps, ça ne me déprimait qu’à moitié (et j’avais aussi beaucoup de congés à poser).
Je me souviens de ma tentative avortée de changer de job, je me souviens bien sûr de mon voyage en Angleterre, mais de ce que j’ai pu faire en dehors entre le mois de septembre et le mois de décembre, je n’en ai aucun souvenir.
Visiblement pas grand-chose.
Depuis le printemps, je sais à peu près ce que j’ai fait, sur quels projets j’ai bossé (je crois que vous pouvez en voir une partie dans ma blogroll) et même si la plupart ne sont pas allés bien loin, ils ont moins le mérite d’exister.
Maintenant, je pense que les événements de ces quatre derniers mois resteront longtemps dans ma mémoire, et quand je dis les événements, je pense aux phrases prononcées, aux personnes croisées, à l’ensemble des petits riens qui ont fait mon humeur et m’ont fait prendre le chemin que j’ai pris.
J’avais même commencé une liste, avant, des gens croisés avec les dates et les phrases, comme quoi malgré une semaine d’hésitation et les grosses larmes qui ont coulées, j’avais déjà décidé.
SINON.
Je croyais être riche, en fait je suis pauvre.
Avec le salaire indécent qui m’est proposé pour venir à Paris, je vais me voir contrainte de retourner dans 25m2 (= mon premier appart d’il y a dix ans) et encore. Car oui, même si je me dis que je peux me permettre de dépasser le sacro saint tiers de mon salaire dans mon loyer, et que je peux habiter en proche banlieue plutôt qu’à Paris (car ça fait bien longtemps que le snobisme de la parisienne m’a déserté) (et je dis ça parce que j’ai vécu vingt ans en région parisienne, avant qu’on me tombe dessus), il y a un pas (et quand je dis un pas, je ne parle pas d’un effort financier insurmontable, je pense plutôt à la dizaine de dossiers mieux que le mien qui n’est pourtant déjà pas mal) qui me sépare de ça.
Ce gif courtesy of Laura, parce que c’est la chose la plus mignonne que j’ai vu depuis longtemps. Et pourtant je ne suis pas très disney.