9 février 2012 - 20:26
C’est assez pratique d’avoir un blog, parce que quand on ne se souvient plus de ce qu’on a fait l’année d’avant, on peut toujours aller relire ses archives.
J’ai un trou noir sur mon automne de l’année dernière. Je sais que je détestais mon boulot (je n’en parle jamais ici, mais maintenant que c’est fini je peux le dire, non?) et que je comptais les jours avant de le quitter, mais comme je travaillais à mi-temps, ça ne me déprimait qu’à moitié (et j’avais aussi beaucoup de congés à poser).
Je me souviens de ma tentative avortée de changer de job, je me souviens bien sûr de mon voyage en Angleterre, mais de ce que j’ai pu faire en dehors entre le mois de septembre et le mois de décembre, je n’en ai aucun souvenir.
Visiblement pas grand-chose.
Depuis le printemps, je sais à peu près ce que j’ai fait, sur quels projets j’ai bossé (je crois que vous pouvez en voir une partie dans ma blogroll) et même si la plupart ne sont pas allés bien loin, ils ont moins le mérite d’exister.
Maintenant, je pense que les événements de ces quatre derniers mois resteront longtemps dans ma mémoire, et quand je dis les événements, je pense aux phrases prononcées, aux personnes croisées, à l’ensemble des petits riens qui ont fait mon humeur et m’ont fait prendre le chemin que j’ai pris.
J’avais même commencé une liste, avant, des gens croisés avec les dates et les phrases, comme quoi malgré une semaine d’hésitation et les grosses larmes qui ont coulées, j’avais déjà décidé.
SINON.
Je croyais être riche, en fait je suis pauvre.
Avec le salaire indécent qui m’est proposé pour venir à Paris, je vais me voir contrainte de retourner dans 25m2 (= mon premier appart d’il y a dix ans) et encore. Car oui, même si je me dis que je peux me permettre de dépasser le sacro saint tiers de mon salaire dans mon loyer, et que je peux habiter en proche banlieue plutôt qu’à Paris (car ça fait bien longtemps que le snobisme de la parisienne m’a déserté) (et je dis ça parce que j’ai vécu vingt ans en région parisienne, avant qu’on me tombe dessus), il y a un pas (et quand je dis un pas, je ne parle pas d’un effort financier insurmontable, je pense plutôt à la dizaine de dossiers mieux que le mien qui n’est pourtant déjà pas mal) qui me sépare de ça.



Ce gif courtesy of Laura, parce que c’est la chose la plus mignonne que j’ai vu depuis longtemps. Et pourtant je ne suis pas très disney.

Peace, les parisiens.
2 février 2012 - 20:52

Voilà, ca c’est à peu près moi en ce moment. Je le note ici pour m’en souvenir plus tard, ou l’année prochaine que je me souviendrai plus.
Mais ça va, hein.
Ca va.
PS : J’ajoute également ce gif de circonstance

31 janvier 2012 - 10:06
J’ai écrit des emails, j’en ai reçu, j’ai reçu aussi des DM et j’ai passé environ 6 heures au téléphone.
J’ai fait des listes de pour et de contre, j’ai obtenu des résultats contradictoires, je n’ai pas été plus avancée.
La question a été ramenée à un problème simple, et je n’ai toujours pas la réponse. Alors je me dis que la réponse se trouve en dehors de cette question.
En attendant il est 10h05, et je ne suis pas loin d’avoir envie de pleurer.
4 janvier 2012 - 19:04
C’est probablement parce que je lis beaucoup trop Rookie.

Je le dédicace à #laligue. Elle comprendra pourquoi.
28 novembre 2011 - 15:20
Je suis plutôt une dure à cuire, genre insensible et sans pleurs, mais la mariée était tellement belle quand elle est entrée toute seule dans l’église, que je n’ai pu m’empêcher d’écraser une petite larme.
L’âge, probablement.
18 juin 2011 - 19:30
Je suis désolée, je ne sais plus quoi vous raconter en ce moment.
Ca bouge un peu niveau emploi. Ou pas.
On me rappelle mais j’ai pas envie d’y retourner.
Mon chef actuel veut me garder mais ne sais pas comment.
Je veux rester où je suis mais travailler plus parce que sinon financièrement je ne peux pas.
En même temps je veux partir parce que j’aimerai faire un boulot plus intéressant.
En même temps je veux rester et reprendre mes études en parallèle (oui encore).
Je passe des concours le jour du bac de philo, je me retrouve avec ma copie avec le coin à rabattre et des feuilles de brouillons bleus.
Sinon le concours en lui-même, je ne sais pas.
Je ne sais plus ce que je voudrais faire, être prise sur ce CDD que je ne veux pas mais qui serait payé une fortune, rester où je suis et faire des missions ailleurs, reprendre mes études.
Je voudrais partir en Cornouailles pour le week-end de mon anniversaire. Je ne peux pas.
J’espère qu’on pourra au moins aller en Haute-Gironde, pour changer.
Je crois que j’ai juste envie de partir, en fait. J’ai envie de faire des choses normales de gens de mon âge.
Juste, je ne sais pas quand ce sera possible.
10 avril 2010 - 16:25
Vinsh m’a dit « On n’est pas identifiés comme blogueurs musicaux ». J’ai eu envie de lui répondre « Je suis pas identifiée comme blogueuse tout court ».
Voilà, c’est le moment qui arrive un jour ou l’autre sur un blog, à un peu près six mois d’activités. Pourquoi je fais ce blog ? Où va-t-il? Où vais-je avec lui ?
A la base, il y a maintenant plus d’un an et demi, j’ai monté ce blog parce que ça m’amusait de charger du wordpress, d’installer des plug-ins et de bidouiller des feuilles de style. Et puis, Dirk a essayé de me convaincre que ce serait bon pour mon CV d’avoir un blog, d’écrire des critiques de films, de livres, ou autres. Je dois bien avouer qu’il a pas complètement tort. J’y ai cru un instant, et puis j’ai trouvé du boulot, alors j’ai arrêté.
Quand j’ai reperdu mon boulot, je m’y suis remise, je dois bien le dire, de manière pas forcément très convaincante. Parce qu’écrire une critique, d’un livre, d’un film, c’est pas facile, et puis c’est quand même plus sympa de chroniquer des films que personne d’autre ne chronique. Je ne sais pas si on est nombreux à avoir vu Villemolle 81, je ne crois même pas que ce film soit sorti au cinéma ou en DVD.
En six mois, j’ai essayé beaucoup de choses, des catégories récurrentes (groupes à un tube), des structures de posts régulières (vous vous souvenez quand je finissais mes billets par « la prochaine fois… »). Au fil des semaines, l’inspiration ralentit, le désir d’écrire s’assèche, l’amusement diminue, alors on continue d’avancer sans passion, avec plus ou moins de régularité mais de l’obstination, parce qu’on est quand même fier d’avoir commencé. On s’accroche.
Et puis il y a les lecteurs, les statistiques google analytics, qui progressent, stagnent, diminuent sans qu’on sache vraiment pourquoi, les quelques lecteurs qu’on arrive à fidéliser en dehors de ses amis de la vraie vie. Je me demande qui ils sont, qui m’a ajouté dans son Del.icious, qui passe sur le même site pour re cliquer sur mon blog tous les jours. On continue, on tient.
Oui je sais que ça ne vous passionne pas, mon top 30. Je vois bien les statistiques qui baissent doucement, les temps de connexion qui racourcissent et sont bien inférieurs à la durée des chansons que je poste. Vous n’avez pas les mêmes goûts musicaux que moi, tant pis. Mais quand FabulousF. a pointé ces mots « ca fait du contenu à pas cher », il a bien compris le pourquoi du comment. C’était ça ou le silence, mais j’aurais pas pu arrêter. Alors je m’octroie des vacances de 30 jours (même 31, en fait), parce que j’ai déjà programmé tous les billets. En gardant la possibilité de poster à d’autres moments, pour me rassurer. C’est un peu hypocrite, parce qu’il est possible que ça n’arrive pas.
En espérant qu’au bout de ce mois, j’ai retrouvé suffisamment d’inspiration et de paix intérieure pour continuer.